META est un mouvement dédié à la méta-architecture qui en construisant tente de promouvoir sa propre vision de l’architecture.
META signifie : un intérêt renouvelé pour le processus de construction, un intérêt pour l’architecture en tant que telle.
META veut sans perte de temps théorique, faire de l’architecture qui transcende la banalité à partir des problèmes réels, pratiques.
META recherche les clients difficiles qui ont des exigences élevées et une vision claire.
META ne réfléchit pas sans objet ne perd donc pas de temps ni n’agit avec précipitation.
META négocie.
META tente de réécrire toutes les données en un seul récit sans se préoccuper de tendances coûteuses et compliquées.
META construit alors en un seul acte.
De manière intemporelle.

Nous vivons à une époque libre. Tout est permis, tout est possible ou l’a déjà été.
S’il existe encore à peine des cultures, il n’existe plus du tout de styles.
La frontière entre les concepts moderne et classique s’est estompée.
L’architecture a perdu le nord.
Soit, il s’agit d’un fonctionnalisme aride, qui estime que la forme suit la fonction, soit il s’agit d’un formalisme pompeux qui estime que la forme détermine la fonction.
Au-delà, au-dessus et après ce type d’architecture se situe la Meta-architecture.
La META-architecture réfléchit à l’architecture, en faisant de l’architecture, en construisant.
Elle parle de la conception dans le projet.
Théorie et pratique, conception et critique, réflexion et action coïncident.
La META-architecture est un méta-modernisme.
Etre méta-moderne signifie : faire disparaître le contenu du terme moderne en étant dans chaque projet moderne d’une autre façon.
La META-architecture ne vend pas de solutions et ne répond à aucune question.
Elle justifie toutes les questions dans un ensemble significatif.
La META-architecture ne rejette aucune fonction et ne conçoit aucune forme.
La forme constitue la fonction qui fonctionne comme forme.
Le bâtiment est une réflexion sur la construction.

Anvers, novembre 1991.